NORMA

NORMA

NORMA, opéra de Vincenzo Bellini, vu à l'opéra de Strasbourg, avec Isabelle, 3ième Balcon, tordues pour voir et pourtant...c'est le plus bel opéra que j'ai vu. Je ne sais pas décrire ce que j'ai vu.

Tout d'abord, l'oeuvre: magnifique, quelle belle surprise je ne connaissais que l'air le plus connu, celui chanté par barbara hendrickks dans "Diva" de Beineix, et s'il reste le plus emportant, le reste du livret est extraordinaire.

Le décor: un plateau tournant entièrement sur lui même mais dont chaque scène est partagée en droit cerles qui tournent indépendemment les uns des autres.

La vidéo: un écran très haut placé parle de la Callas. Le parallèle est permanent entre Norma et la Diva, apparemment ça se discute mais nous on a trouvé ça génial.

Le parti pris de voir la Callas sur scène la plupart du temps, devant son miroir.

Les caméras: au poing, filmant d'un plateau à l'autre, le spectateur se perd dans les lieux, mais quelle ingéniosité.

Au départ, on a craint de ne pas se sortir de toutes ces informations, tous ces appels à écouter, comprendre, suivre et puis, on se laisse porter et ça marche!!

 

De tous les rôles du bel canto romantique, celui de Norma est réputé comme l’un des plus exigeants, nécessitant de la part de son interprète des qualités exceptionnelles. Délaissé au début du XXe siècle, c’est Maria Callas qui le sort de son oubli relatif et fait de sa cavatine un air signature, allant jusqu’à proclamer : « Bellini a composé Norma pour moi. » Depuis, les plus grandes interprètes s’en sont emparées. C’est au tour de Karine Deshayes de perpétuer cet héritage dans un nouveau spectacle de Marie-Eve Signeyrole dirigé par Andrea Sanguineti.