Un héros de Asghar Farhadi ("le client" en 2016 et "le passé" avec Bérénice Béjo en 2013) raconte l'histoire de Rahim et de sa déconvenue. En prison car il s'est endetté auprès de son beau-frère, il y paye sa dette depuis 3 ans. Il a divorcé, a une fiancée et un fils qui vit chez sa soeur (en Iran, les enfants restent avec le père). Ce fils, malheureux car son père est absent et sa mère doit se remarier, bégaie, et c'est chez l'orthophoniste que son père a rencontré sa future épouse. Rahim a en permission et veut rembourser sa dette grâce à des pièces d'or que sa fiancée a trouvées dans la rue. Le prêteur n'en veut pas car elles ne représentent que la moitié de la somme et finalement Rahim décide de rendre les pièces en mettant une annonce. Il devient alors un héros aux yeux de la population (Télé, journaux...) mais il semble qu'il ait été roulé et il lui est impossible de prouver sa bonne foi quand il est accusé d'avoir monté cette histoire de toutes pièces!
Ce film est délicieux par le sujet très original, l'information sur le fonctionnement de la société iranienne, l'ambiguïté des motivations de Rahim, et sur le pouvoir des réseaux sociaux, capables de faire et défaire des réputations en un post!!