UN FILS

UN FILS

Un fils de Mehdi BARSAOUI. Ce jeune réalisateur tunisien fait partie d'une génération qui pense que l'art doit servir le pays, l'aider à s'ouvrir à la modernité. C'est avec fierté qu'il travaille et "combat" dans son pays.

Il choisit une famille moderne et aisée pour incarner ce huis clos dramatique. Fares et Meriem ont un enfant qu'ils chérissent et lors d'une virée, un attentat terroriste blesse gravement leur fils qui a besoin d'une greffe de foie. Les analyses de sang dévoilent que Fares n'est pas le père biologique. Situation paroxystique qui montre les contradictions des personnages et au delà du pays lui-même. La loi condamnant l'adultère, la législation du don d'organes, le trafic d'organes avec la Lybie voisine, le déshonneur, le pardon, autant de sujets abordés.

Le film est tourné en français/arabe, comme dans la vraie vie, un délice pour moi, et une preuve d'authenticité si tant est qu'il en fallait une: la présence de l'excellent Sami Bouajila y suffisait déjà.

Très beau film qui nous montre une Tunisie comme elle semble être: à deux vitesse au royaume de la débrouille. Et ce moment terrifiant quand le "foie" apparait, vivant et apeuré.